Les localités de Dapéoua et Amanikro, dans le département de Buyo (région de la Nawa), disposent désormais de points focaux du Syndicat des Acheteurs et Vendeurs d’Or et de Diamants de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI). Cette initiative s’est accompagnée de l’ouverture de sous-bureaux dédiés à l’autorisation d’achat et de vente d’or et de diamants, marquant une avancée significative dans la structuration du secteur au niveau local.
Conduite par le vice-président du SAVOD-CI, Faye Bachirou, et placée sous la supervision de M. Kouassi Kouassi Noël, délégué régional du syndicat, cette mission a mobilisé autorités administratives, services techniques des Mines et de la Géologie, chefferies traditionnelles et acteurs de la filière aurifère.
Au cœur de cette activité, une séance de sensibilisation a permis d’échanger avec les acteurs sur les enjeux liés à la formalisation du secteur. Prenant la parole, Faye Bachirou a inscrit cette initiative dans une dynamique de responsabilité collective et de transformation durable.
« La rencontre de ce jour est bien plus qu’une simple activité de sensibilisation. Elle constitue un acte de responsabilité collective », a-t-il déclaré, transmettant par ailleurs les salutations du président du SAVOD-CI, Brahima Soumahoro.
Dans un discours structuré, le vice-président a rappelé que le secteur aurifère représente un levier économique important pour la Côte d’Ivoire, à condition qu’il soit bien encadré.
À l’inverse, a-t-il prévenu, l’informalité, le manque de traçabilité et les pratiques irrégulières constituent des facteurs de déséquilibre pour l’économie et les territoires. « Le temps du fonctionnement approximatif doit céder la place au temps de l’organisation responsable », a-t-il insisté.
Mettant l’accent sur la traçabilité et la conformité, Faye Bachirou a invité les acteurs , acheteurs, vendeurs, collecteurs et exploitants à adopter des pratiques plus transparentes et disciplinées.
« Être dans le formel n’est pas une contrainte, mais une protection, une sécurité et une opportunité de croissance durable », a-t-il souligné.
Évoquant l’installation des points focaux, il a précisé que ces structures doivent devenir de véritables relais de proximité, chargés de sensibiliser, d’orienter et d’encadrer les acteurs du terrain, tout en contribuant à la réduction des dérives.
Dans une intervention convergente, la représentante du Directeur Général des Mines et de la Géologie, Madame KOUYATÉ Aïssata a salué une initiative « structurante », en phase avec la vision du Gouvernement visant à formaliser davantage le secteur minier. Elle a rappelé que la filière aurifère, bien qu’importante pour les économies locales, reste confrontée à des défis majeurs tels que l’informalité et les circuits illicites.
Elle a insisté sur le rôle stratégique des points focaux, appelés à servir de relais entre l’administration et les acteurs du terrain, tout en promouvant un commerce de l’or plus transparent et sécurisé.
S’adressant directement aux opérateurs, elle a rappelé les obligations réglementaires en vigueur, notamment en matière de traçabilité des transactions, d’identification des partenaires, de recours aux circuits financiers officiels et de déclaration des opérations suspectes auprès de la CENTIF.
Avant de clore son intervention, elle a procédé à l’installation officielle des points focaux dans les localités de Dapéoua et Amanikro.
À travers cette mission, le SAVOD-CI réaffirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la structuration de la filière aurifère ivoirienne, en collaboration étroite avec les autorités publiques. Une démarche qui vise à bâtir un secteur plus organisé, plus transparent et plus bénéfique au développement économique national.







